Skip to main content

ljl

pkpk

  • La Rédaction
  • 16, Dec 2018

Côte d’Ivoire : la filière aurifère en pleine effervescence

L'État ivoirien accorde de nouveaux permis d’exploration, quatre gisements sont exploités, un cinquième le sera début 2018 

La filière est en pleine effervescence. Restée pendant longtemps inexplorée, contrairement à celles des voisins ghanéens, maliens et burkinabè, la filière aurifère ivoirienne attise désormais l’intérêt de majors et de juniors du monde entier. Pour exploiter le filon, le gouvernement a élaboré en 2013 un nouveau code minier (adopté en mars 2014), que l’ensemble des professionnels estiment attractif. Le cadastre minier continue d’être mis à jour et l’État a accéléré la délivrance de nouveaux permis d’exploration et de recherche. Plus de 200, dont les trois quarts pour l’or, sont en cours de validité, détenus par des compagnies internationales, mais aussi par quelques juniors ivoiriennes. Parmi elles, B&F Minerals, dont l’actionnaire majoritaire est l’Ivoirien Bamba Tahi, explore le permis de Zoukougbeu (Centre-Ouest), dont les réserves estimées sont d’environ 23 tonnes, en partenariat avec l’australien Tietto Minerals. Une exploitation également clandestine Le revers de la médaille est que tous les orpailleurs clandestins de la sous-région ont également été attirés par ce nouvel eldorado. La situation agace au plus haut point le gouvernement, qui, malgré les opérations musclées et réussies pour les stopper, reste parfois impuissant. « En 2015 et 2016, il a lancé une grande opération qui a permis de procéder à la fermeture de 142 mines clandestines. Aujourd’hui, elles ont déjà toutes été recolonisées par les orpailleurs, déplore Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Pis, 47 autres sites d’exploitation illégale ont été ouverts. Mais l’État ne reculera pas : nous avons opté pour la fermeté et une nouvelle opération de fermetures sera lancée. »

A221.NET